Claude Pieplu
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Filmograghie:
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| Claude Piéplu est né à Paris, dans le quatorzième arrondissement, le 9 mai 1923. En 1935, il obtient son certificat d’études qui est, ainsi qu’il le précise, son seul diplôme, si l’onexcepte son permis de conduire. C’est à l’école que le jeune garçon développe ses dons d’observation en scrutant les attitudes et les mimiques de ses professeurs. Quelques années plus tard, il renonce à la carrière d’employé de banque pour se consacrer à sa vocation d’acteur. « C’est décidé, raconte Claude Piéplu, je serai un « artiste ». Je m’inscris au cours d’Art Dramatique de Maurice Escande, au Théâtre Edouard VII où je me rends tous les dimanches matins. Je passe une scène apprise durant la semaine écoutée à la banque. Invariablement cette même phrase revient dans la bouche d’Escande : « Il y a des tas de choses bien, il y en a de moins bien, mais dans l’ensemble tout cela n’est pas mal, continue !… » |
| « Je n’apprends rien, c’est un métier qu’on ne peut apprendre que quand on le connaît déjà. Je me présente deux fois sans succès au concours d’entrée du Conservatoire. » A partir de 1945, le théâtre l’accapare totalement. Il débute dans « Fédérico », de Mérimée, aux côtés de Gérard Philipe et Maria Casarès et passe une saison (1947/1948), dans la compagnie Renaud/Barrault. Pendant six ans, Claude Piéplu effectue de nombreuses tournées à l’Ile Maurice, au Vietnam, au Cambodge, en Afrique noire… au cours desquelles il interprète le répertoire classique contemporain français. |
| Puis, en 1956, il débute au cinéma et entre dans la compagnie Fabbri, qui monte, entre autres, « Misère et noblesse », « Le bon numéro », « La jument du roi », « Les joyeuses commères de Windsor », « La folie Rostanov »… Claude Piéplu se sépare de la compagnie en 1966. De 1966 à 1968, Claude Piéplu interprète, au théâtre, Saunders : « La prochaine fois je vous le chanterai », Pirandello : « Se trouver », Pinter : « L’anniversaire ». |
| Et c’est en 1968 que grâce à la série animée des « Shadocks » de Rouxel, que Claude Piéplu popularise sa voix. Son visage est encore assez méconnu du grand public, malgré sa prestation dans LE PISTONNE, mais le succès est là. |
| Pendant les quelques années qui suivirent la série des « Shadocks », Claude Piéplu dmeura une voix. Avec LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE et LES NOCES ROUGES, sa carrière cinématographique amorce un tournant important. Le grand public découvre enfin l’acteur. A partir de cette date, on songera à l’employer dans des rôles, à l’écran, plus intéressants. |
| Citons une série de personnages pittoresques tels que : le chirurgien de LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ ; le Président de la SECTION SPECIALE ; le directeur de colonie de LA MEILLEURE FACON DE MARCHER ; le notaire de L’APPRENTI SALAUD ; le concierge de DITES-LUI QUE JE L’AIME ; le censeur du PION, etc. Claude Piéplu n’abandonne pas pou autant le théâtre. Pendant la saison 1970/1971, il interprète « Du côté de chez l’autre » de Alan Aykbourr, au théâtre de la Madeleine, puis « L’école des femmes », dans le cadre du festival du Marais, « La débauche », de Marcel Achard, en 1973 et , plus récemment, la pièce de Claude Rich : « Un habit pour l’hiver ». Il convient de noter que Claude Piéplu a joué dans plus de 170 pièces. |
| « Je suis un technicien, dit-il, un homme qui a choisi ce métier car c’était le moyen de prendre une fonction dans la vie. De faire un métier qui finalement me permettait de les faire tous. Je n’ai pas été chercher de prolongement particulier. Je n’ai pas voulu être un interprète qui s’engage pour défendre telle ou telle idée par le biais du théâtre. Je suis, je vous le dis, un technicien qui s’est posé la question de savoir ce qu’est véritablement jouer la comédie. Je me suis demandé ce qu’était une pièce de théâtre, comment elle était fabriquée, comment se placer sur un plateau pour dire une réplique… » (à Gilles Durieux, in Dossiers Unifrance n°483). |
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