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| Actrice française née Sylvette Herry le 22 février 1950 à Paris. Elle passe toute son enfance dans le quartier des Halles. En 1969 Coluche, Romain Bouteille, Patrick Dewaere et Sylvette décident de bâtir un petit théâtre : le Café de la Gare à Montparnasse. C'est à cette période que Coluche eut l'idée de lui donner le surnom de Miou-Miou. Au départ, ils destinent le théâtre à Rufus et à Jacques Higelin...; les travaux achevés, Romain Bouteille décide d'écrire un spectacle pour toute la bande de copains et de la jouer. C'est ainsi que Miou-Miou débute au théâtre. |
| En 1971, elle tourne pour le cinéma une figuration dans LA CAVALE de Michel Mitrani aux côtés de Juliet Berto. Claude Faraldo engage pour THEMROC la troupe du Café de la Gare. Dès lors Miou-Miou tournera une série de petits rôles dans LES GRANGES BRULEES, ELLE COURT ELLE COURT LA BANLIEUE et LES AVENTURES DE RABBI JACOB avant d'être révélée au public par LES VALSEUSES, film qui devait lancer également Patrick Dewaere et Gérard Depardieu. |
| En Italie, Marco Bellocchio lui fait quitter sa défroque de femme-enfant, les mimiques insolentes de parisienne, pour lui donner un rôle de femme grave, consciente de la séduction de son corps dans LA MARCHE TRIOMPHALE. Du Café-Théâtre, elle a conservé une mobilité et le souci constant de faire jaillir à chaque instant la force de sa nature. En 1978, Joseph Losey lui propose le principal rôle féminin aux côtés d'Yves Montand dans LES ROUTES DU SUD.
"Heureusement que c'est difficile de jouer la comédie; avec tous les avantages que procure le cinéma, il ne manquerait plus que ce soit simple !" a-t-elle déclaré.
Miou-Miou a deux filles : Angèle née en 1974 et Jeanne, née en 1978. |
| LA DEROBADE est un triomphe pour MiouMiou, César de la meilleure actrice pour son interprétation de Marie, la jeune prostituée dont le courage et la volonté l'arrachent à l'enfer du trottoir. "On a cru longtemps que j'étais une gamine marrante style VALSEUSES : rien dans la tête et tout dans les fesses. Alors que je devenais une femme, on continuait à me proposer des rôles de minettes. () LA DÉROBADE, c'est une fin (...) Après ce film, j'ai l'impression que j'envisagerai le métier autrement. Comme un métier. Jusqu'ici, c'était l'aventure. " (*). Et la même volonté, le même courage caractérisent Corinne Levasseur, l'inspecteur intègre de LA FEMMEFLIC, antithèse de cette "minette " que Miou-Miou entend ne plus jamais être. |
| En 198 1, la comédienne tourne deux films qui passent à côté du succès commercial : celui d'un "vieux routier ", Georges Lautner et le premier d'un nouveau venu, Michel Leviant. Mais, avec JOSEPHA, se présente une nouvelle occasion d'incarner un personnage fort. Lorsque le roman de Christopher Frank était paru, en 1979, l'actrice avait été contactée par l'auteur qui prévoyait déjà de le porter à l'écran avec elle dans le rôle-titre. Miou-Miou hésite d'abord : "Je trouvais le personnage de Josepha trop dur (...) Et puis j'ai fini par me décider : pourquoi devrais-je être toujours gentille à l'écran? " (*). |
| Nouveau succès en 1983 avec COUP DE FOUDRE où Miou-Miou, pour la première fois brune, partage la vedette avec Isabelle Huppert. L'une et l'autre se sont senties très proches, personnellement, de leur personnage. Comme le sera Miou-Miou de celui d'Alice, dans ATTENTION ! UNE FEMME PEUT EN CACHER UNE AUTRE, imaginé par Jean-Loup Dabadie d'après certains aspects de la vie et de la psychologie de la comédienne. On y retrouve en particulier son amour des enfants : elle en a trois dans le film et deux dans la réalité. |
| L'année 1985 sera importante, qui voit sortir BLANCHE ET MARIE, dans lequel Sandrine Bonnaire joue Marie. Si le film ne rencontre pas le succès escompté, c'est néanmoins un de ceux que préfère Miou-Miou : "Blanche, je me suis fondue avec elle (...) Je ne l'ai pas fait douloureusement du tout. Peut-être est-ce parce que je vieillis ! " (*). Mais, surtout, la comédienne remonte sur les planches, pour la première fois depuis ses débuts au Café de la Gare : elle va jouer en effet, avec Sami Frey, pour quarante représentations triomphales, "La Musica ", une pièce écrite et mise en scène par Marguerite Duras. " J'aime les mots de Marguerite (...)J'aime les dire. Je trouve ça beau, très beau, les mots. " (*). |
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