Marcello Mastroianni
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Filmograghie:
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| Acteur italien né le 28 septembre 1924 a Fontana-Liri, province de Frosinone dans le Latium où son père exerçait le métier de menuisier. Après ses études secondaires, Marcello Mastroianni travaille pendant les premières années de la guerre comme dessinateur industriel. Capturé par les allemands à l'armistice, il est envoyé dans un camp de prisonniers dont il réussit à s'évader. il gagne Venise où il vivra dissimulé dans un grenier jusqu'à la l'in des hostilités, il occupe alors un emploi de comptable dans une petite firme de production distribution anglaise l'Eagle-Lion. Parallèlement, il participe a des représentations théâtrales en tant qu'animateur, et c'est en 1948 dans "Angelica" aux côtés de Giulietta Masina qu'il se fait remarquer par un assistant de Luchino Visconti. Il commence à travailler sous la direction de ce dernier au théâtre dans "Un tramway nommé désir", "Mort d'un commisvoyageur", "Oncle Vania". "La Locandiera". "Les 3 soeurs". |
| En 1947. il fait ses débuts a l'écran, une figuration dans L'EVADÉ DU BAGNE de Riccardo Freda; puis il interprète de nombreux petits rôles jusqu'en 1964 où on le découvre dans CHRONIQUE DES PAUVRES AMANTS de Carlo Lizzani. Dès lors il ne cesse de tourner sous la direction des réalisateurs les plus, divers : Carmine Gallone (LA MAISON DU SOUVENIR),Giuseppe De Santis (JOURS D'AMOUR). Alessandro Blasetti (DOMMAGE QUE. TU SOIS UNE CANAILLE, LA CHANCE D'ETRE FEMME). Malgré ses débuts convaincants. Marcello Mastroianni n'arrive pas encore à cette époque, s'imposer au public. |
| C'est en 1957 avec NUITS BLANCHES que Marcello Mastroianni s'imposera définitivement au public, avant de devenir grâce au PIGEON de Mario Monicelli, l'un des meilleurs interprètes de la comédie italienne. Le triomphe de LA DOLCE VITA de Federico Fellini lui vaut d'accéder au tout premier plan des grandes vedettes mondiales. Alors que les producteurs le prédestinent à des rôles de séducteurs, Marcello Mastroianni voulant se moquer de cette étiquette, tourne l'histoire d'un puissant dans LE BEL ANTONIO de Mauro Bolognini. DIVORCE A L'ITALIENNE lui vaut une nomination à l'Oscar. En 1962, Louis Malle fait appel à lui pour VIE PRIVÉE où il devient le partenaire de Brigitte Bardot. De retour en Italie, il retrouve Federico Fellini pour HUIT ET DEMI où il incarne le rôle d'un metteur en scène traversant une crise morale. Le film restera une date capitale dans la carrière de l'acteur et également dans l'oeuvre du cinéaste. Marcello Mastroianni disait : "J'ai souvent abandonné le rôle de jeune premier en m'amusant à faire des compositions, je n'ai jamais hésité à me moquer de moi-même. C'est une liberté que j'ai acquise après LA DOLCE VITA". |
| En 1967, Marcello Mastroianni retrouve Luchino Visconti pour L'ÉTRANGER et en 1968 Vittorio De Sica pour LE TEMPS DES AMANTS. C'est en recevant le grand prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 1970 pour DRAME DE LA JALOUSIE de Ettore Scola que l'acteur s'imposera définitivement comme l'un des plus importants comédiens italiens de sa génération. En 1969, Marcello Mastroianni tourne LÉO LE DERNIER de John Boorman; il disait à propos de ce film : "LÉO LE DERNIER, de John Boorman n'a eu aucun succès ni en Italie, ni en Amérique, ni en Angleterre, peut-être parce que ce n'est peut-être pas un film bouleversant et extraordinaire mais il est suffisamment intéressant pour être apprécié. Il y a des films que je ne suis pas fier d'avoir fait mais ce n'est pas le cas de LÉO LE DERNIER. " À partir de 1972, il devient presque le partenaire attitré de Catherine Deneuve : LIZA de Marco Ferreri, CA N'ARRIVE QU'AUX AUTRES de Nadine Trintignant, L'ÉVÉNEMENT LE PLUS IMPORTANT DEPUIS QUE L'HOMME A MARCHÉ SUR LA LUNE de Jacques Demy, TOUCHE PAS A LA FEMME BLANCHE de Marco Ferreri. Dans un registre tout en nuance, son interprétation d'UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE d'Ettore Scola, est d'une subtilité et d'une pudeur confondante : le film s'est vu attribuer le titre de meilleure œuvre de l'année au Festival de Cannes 1977. |
| Quarante ans après ses débuts à l'écran - en 1947, dans L'ÉVADÉ DU BAGNE (Riccardo Freda) où il figurait brièvement un révolutionnaire sur les barricades parisiennes de 1830 - et après largement plus de cent films, Marcello Mastroianni s'est vu décerner, au Festival de Cannes 1987, le Prix de la meilleure interprétation masculine pour son rôle de Romano dm LES YEUX NOIRS de Nikita Mikhalkov. Une récompense - la seconde après celle obtenue, à Cannes en 1970, pour son personnage d'Oreste Nardi dans DRAME DE LA JALOUSIE (Ettore Scola) - qui couronne un comédien dont la carrière n'a pratiquement jamais connu de temps faible. |
| Cette constance dans la qualité, Mastroianni la doit sans doute, à sa fidélité à de très grands cinéastes, Scola, Ferreri, Fellini : "J'ai une absolue confiance en eux, ils me connaissent par coeur. " (1). Mais aussi à son intuition lorsqu'il se trouve en présence de réalisateurs qu'il ne connaît pas : "Taccorde beaucoup d'importance au premier contact (). S'il me plaît je marche " (1). Une connivence, une complicité avec ceux qui le dirigent grâce auxquelles le métier de comédien c'est : "Jouer, dans tous les sens du mot " car "Un acteur, c'est un enfant (...) Inventer un autre à partir de soi, ne plus être soi-même, se sentir habité par les qualités et les défauts du personnage, mais c'est magnifique ! (). Se déguiser, pour l'acteur, c'est le maximum du plaisir " (1). Dans ce plaisir, que rien n'est venu entamer - "Avec l'âge, les rôles deviennent plus beaux, plus riches à interpréter. Comme on ne peut plus séduire par le physique, il faut aller chercher à l'intérieur de soi d'autres moyens d'exister sur l'écran. " (1) - réside le secret de la popularité toujours croissante d'un comédien qui n'a jamais ménage son talent pour le faire partager - au cinéma comme au théâtre où il interpréta, sur les scènes françaises, " Tchin-Tchin ", en 1984, de François Billet doux, mis en scène par Peter Brook et fin 1987, une adaptation de "Ce fou de Platonov ", de Tchékov, sous la direction de Nikita Mikhalkov. - à son public. |
| Surtout, cette période est pour ce grand voyageur marquée par une évidente liberté : en parfait « monument » reconnu du patrimoine cinématographique mondial, il accepte au gré de ses envies les propositions venues des quatre coins du monde. Il tourne ainsi à New York avec la Britannique Beeban Kidron, dans les Balkans avec le Grec Theo Angelopoulos, à Marseille avec Bertrand Blier, en Amérique du Sud avec l’Argentine Maria Luisa Bemberg, à Paris avec l’Américain Robert Altman et avec le Chilien Ruiz, à Lisbonne avec l’Italien Roberto Faenza (pour PEREIRA PRÉTEND, adapté d’un roman d’Antonio Tabucchi)… |
| Menant sa fin de carrière de façon ludique, il retrouve Sophia Loren, sa partenaire d’une demi-douzaine de films, dans une scène à l’ironie mélancolique du PRÊT-À-PORTER de Robert Altman, où l’actrice s’adonne à nouveau, trente ans après HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN, à un affolant strip-tease, sous les yeux ébahis d’un Mastroianni faisant le loup-garou avec autant de malice. Au rayon des récompenses, il reçoit une coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise en 1990 pour QUELLE HEURE EST-IL de son compère Scola. |
| Marcello Mastroianni passe les dernières années de sa vie à Paris, résidant dans le quartier Saint-Sulpice, à proximité de Chiara, la fille qu’il a eue avec Catherine Deneuve, devenue comédienne à son tour. C’est là qu’il s’éteint, des suites d’une longue maladie, le 19 décembre 1996. Le lendemain, la fameuse fontaine de Trévi, où se baignait sous ses yeux enamourés Anita Ekberg dans LA DOLCE VITA, à Rome, est drapée de noir… |
| Quelques mois après sa disparition est publié aux éditions du Rocher un livre autobiographique écrit avec Enzo Biagi, « Marcello Mastroianni, ma dolce vita ». |
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