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Anouk Grinberg


Filmograghie:

Anouk Grinberg
Anouk Grinberg est née en 1963. Fille de Michel Vinaver, directeur commercial chez Gillette et auteur de pièces mises en scènes par Planchon, Vitez et Lassalle.
Élevée dans le milieu du théâtre elle s’oriente tout naturellement vers le métier de comédienne. Pourtant, explique-t-elle : « à quatorze ans, je suis partie de chez moi. Je vivais avec mon frère. J’ai voulu que l’on m’enferme ou devenir nonne ». Mais le démon de la scène reprend bien vite le dessus. À partir de 1977, Anouk Grinberg fait quelques apparitions au cinéma, et notamment dans des films dirigés par Alain Tanner et Olivier Assayas. Mais le Septième Art ne semble pas être sa priorité : « J’ai démarré au théâtre avec de grands rôles. Dans ces conditions, c’est dur de se contenter de choses médiocres au cinéma » (entretien accordé à « L’Événement du Jeudi », mars 1991).
En 1990, Anouk Grinberg va remporter un certain succès grâce à sa performance dans la version théâtrale de LA MAMAN ET LA PUTAIN. Bertrand Blier lui fait lire le scénario de MERCI LA VIE et lui propose le rôle de « Joëlle », initialement prévu pour Béatrice Dalle. Elle accepte et devient ainsi la révélation d’un film-choc. Le grand public découvre une « jeune débutante » de 28 ans. Pour son interprétation, elle obtient le Prix Arletty 1991. À partir de cette date, la carrière cinématographique d’Anouk Grinberg prend une autre dimension. Cependant, même si elle travaille avec Philippe Garrel et, à nouveau, avec Bertrand Blier, elle n’en abandonne pas pour autant les planches.
Cette même année, dans “L’Année du Cinéma”, on peut lire cet hommage : « Une gueule. Une gouaille qui peut, en un instant, refléter l’angoisse. Avec ses mots à elle, elle exprime les maux de la jeunesse d’aujourd’hui, ses craintes, ses espoirs » (Éd. Calmann-Lévy, 1991). À partir de cette période, l’itinéraire professionnel d’Anouk Grinberg prend une autre orientation. Désormais, le cinéma lui offre aussi de grands rôles. Elle travaille avec Philippe Garrel et, à nouveau, avec l’homme dont elle partage la vie : Bertrand Blier.
Dans UN DEUX TROIS SOLEIL, elle interprète Victorine, la femme-enfant des terrains vagues de la banlieue nord de Marseille. Lors de la sortie du film, Blier dit d’elle : « C’est une actrice d’exception, un phénomène. En outre, elle possède une qualité très rare : elle est très marrante. Avec elle, on apprend des tas de choses… » (in “Le Mensuel du Cinéma” n°9 - septembre 1993). Puis elle marque une pause dans sa carrière cinématographique, et revient, pour un temps, sur les planches du théâtre.
Au début de l’année 1996, Anouk Grinberg est la vedette de deux films : SALE GOSSE, de Claude Mouriéras, et MON HOMME de Bertrand Blier. Une nouvelle « provocation » du réalisateur des VALSEUSES où Anouk Grinberg joue le rôle de Marie, une prostituée émouvante et jamais vulgaire. Lors du 46e Festival de Berlin, sa performance d’actrice dans MON HOMME est récompensée par l’Ours d’Argent de la Meilleure Interprète.

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