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Charlotte Gainsbourg


Filmograghie:

Charlotte Gainsbourg
Fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg est née le 21 juillet 1971, à Londres. Dès sa plus tendre enfance, elle est associée à la vie artistique de ses parents, notamment par le biais de quelques chansons. Elle se passionne pour le piano, pour Chopin et souhaite faire les Beaux-Arts. Mais c’est le cinéma qui l’accapare rapidement. En 1984, Jane Birkin va commencer à tourner LA PIRATE de Jacques Doillon. Elle l’incite à se rendre à un casting d’Elie Chouraqui qui prépare le tournage de PAROLES ET MUSIQUE. Peut-être sentait-elle l’envie de sa fille de devenir actrice : «Je devais être jalouse de l’actrice qui a été choisie [Laure Marsac], précisera Charlotte Gainsbourg un peu plus tard. En fait, ça voulait dire : avoir envie d’être regardée par un metteur en scène. Ce n’était pas tant l’envie de faire du cinéma que d’avoir l’attention sur vous». (in “Première”, n° 142 - janvier 1989). Élie Chouraqui la sélectionne parmi des dizaines de fillettes. Charlotte obtient ainsi son premier rôle à l’âge de treize ans. L’année suivante, Jacques Doillon lui offre quelques répliques cinglantes dans LA TENTATION D’ISABELLE. Claude Miller la remarque en visionnant le film de Chouraqui et l’engage pour interpréter Charlotte, l’un des principaux personnages de L’EFFRONTÉE. À Chambéry, sur les lieux du tournage, il dit d’elle : «C’est à la fois une gosse tout à fait normale, intelligente, et une personne : il n’y a pas besoin de lui donner beaucoup d’indications, de lui dire grand chose…» (in “Paris Match”, juillet 1984). Le critique et journaliste François Chalais tombe sous le charme. À la sortie d’une projection, il déclare : «Je l’ai trouvée touchante. Avoir une nature est bien plus difficile qu’avoir du talent. Charlotte est une nature.» Sa performance lui vaut de remporter le César du Meilleur Jeune Espoir Féminin en 1985. Elle travaille avec son père (CHARLOTTE FOR EVER, 1986), puis avec sa mère, dans KUNG FU MASTER. Claude Miller fait de nouveau appel à elle pour lui confier le rôle principal dans LA PETITE VOLEUSE, d’après un scénario de François Truffaut.
Malgré la place tenue dans sa vie par le Septième Art, Charlotte poursuit ses études et se prépare à passer le baccalauréat. Lorsqu’en 1991 sort sur les écrans MERCI LA VIE de Bertrand Blier, le public découvre aux côtés d’Anouk Grinberg “une très jeune femme en qui l’enfance s’attarde” (Michel Boujut, in “L’Événement du Jeudi”, 14 mars 1991). «C’est vraiment là que j’ai décidé de continuer à faire ce métier. Avant, je me cachais derrière des prétextes. Je voulais faire bonne figure. Et si on n’allait plus me proposer de rôles ? Cela me terrifiait. Alors je préférais raconter que je ne savais pas si j’allais poursuivre dans cette voie.» (in “Le Figaro”, 23 juin 1996).
Paradoxalement, c’est à cette date que la carrière de “l’exquise esquisse et délicieuse enfant” (comme le chantait son père en duo avec elle dans “Lemon incest”) semble marquer le pas, malgré des retrouvailles avec Jacques Doillon – et cette fois un rôle principal – et quelques apparitions, dont une dans CEMENT GARDEN, le film de son oncle Andrew Birkin. Comme si on lui reprochait d’avoir grandi.
En 1994, Charlotte fait une expérience théâtrale avec dans “Oleana”, une pièce de David Mamet, mais elle retrouve bientôt le cinéma. Franco Zeffirelli fait d’elle “Jane Eyre”, dans sa version du roman de Charlotte Brontë, avec pour partenaire William Hurt, tandis que Patrick Rochant lui donne le premier rôle dans ANNA OZ, aux côtés de Gérard Lanvin.

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