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Michel Blanc


Filmograghie:

Michel Blanc
Acteur français né le 16 juin 1952 à Paris. Il suit des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly en compagnie de Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Gérard Jugnot, Christian Clavier et Thierry Lhermitte. Ils débutent ensemble au café-théâtre et vont constituer l'équipe du Splendid. Dans un garage de Montparnasse qu'ils transforment en théâtre, ils créent des spectacles de sketches. Puis, quittent la rive gauche pour le quartier des Halles. Ils vont y monter de nombreux spectacles dans leur nouveau local de la rue des Lombards : "Ma tête est malade ", " Je vais craquer ", " Amour coquillages et crustacés ", " Le Pot de terre contre le pot de vin ", " Le Père Noël est une ordure " et " Bunny's Bar " de Josiane Balasko. Il débute au cinéma avec Christian Clavier dans le film de Bertrand Tavernier, QUE LA F TE COMMENCE, et joue séparé de la troupe dans LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER de Claude Miller, JE T'AIME MOI NON PLUS de Serge Gainsbourg, LE LOCATAIRE de Roman Polanski. Michel Blanc, auteur, écrit avec la troupe du Splendid : LES BRONZÉS, puis LES BRONZES FONT DU SKI, avec Patrice Leconte : MA FEMME S'APPELLE REVIENS, VIENS CHEZ MOI J'HABITE CHEZ UNE COPINE et CIRCULEZ, Y'A RIEN A VOIR ! où Michel Blanc a Jane Birkin et Jacques Villeret pour partenaires. RETENEZ-MOI OU JE FAIS UN MALHEUR (To Catch a Cop, en version originale anglaise) lui donne l'occasion de faire équipe avec Jerry Lewis, Charlotte de Turkheim et Laura Betti. En 1984, il écrit avec Patrick Dewolf MARCHE A L'OMBRE qu'il interprète et qu'il réalise. À la télévision, Michel Blanc a joué dans " Football " de Michel Fagadeau, " Maigret et l'indicateur " de Yves Allégret " Le Quincaillier de Meaux " de Pierre Lary, " Pierrot mon ami " de François Leterrier, " Humour libre " de Jean-Michel Ribes, " Après tout ce qu'on a fait pour toi " de Jacques Fansten.
Étonnant itinéraire que celui de Michel Blanc ! Venu du café-théâtre, il réussit à prendre à contre-pied public et critique à plusieurs reprises. Après le triomphe commercial de MARCHE À L’OMBRE, il ne profita pas du filon et attendit presque dix ans pour réaliser un second long métrage… Il préféra s’essayer à d’autres registres, incarnant pour Bertrand Blier un pauvre type qui accepte, pour sauver son ménage, les avances d’un exubérant cambrioleur homosexuel, y prend goût et finit par se travestir et se prostituer !
La bombe créée par cette TENUE DE SOIRÉE provocante éclata au Festival de Cannes 1986. La surprise était totale de voir Michel Blanc dans la peau d’un tel personnage. Le « couple » qu’il formait avec Depardieu fonctionnait parfaitement, à coup de répliques ciselées et de situations incongrues, et le jury du Festival le consacra meilleur acteur. Blanc changea dès lors de statut et, devenu un acteur de tout premier plan, ne fut plus cantonné à la comédie et aux rôles d’hypocondriaques râleurs…
Le second temps fort de sa carrière est le trouble MONSIEUR HIRE, voyeur solitaire et austère, né de l’imagination de Georges Simenon et jadis incarné par Michel Simon dans PANIQUE de Julien Duvivier (1946). Livide et malingre, serré dans des vêtements sombres, Michel Blanc, qui a rasé ses moustaches à l’occasion comme pour mieux se débarrasser d’un symbole sympathique trop connoté, est remarquable de retenue et de sobriété. C’est un personnage de victime expiatoire qu’il compose, en n’éludant pas son côté malsain et vil.
Il est également à son avantage dans les univers de comédies décalées de Blier (MERCI LA VIE et ses ruptures temporelles), Ben Lewin, Jean-Pierre Mocky ou Jacky Cukier (l’étrange et réussi CHAMBRE À PART). Sobre en militant du PCF dans URANUS, il s’intègre aussi bien à l’univers baroque si personnel du Britannique Peter Greenaway adaptant “la Tempête” de Shakespeare dans PROSPERO’S BOOK. Michel Blanc interprète aussi le grand dramaturge anglais sur scène, dans “Le Marchand de Venise”, qu’il adapte et met lui-même en scène, à Paris puis en tournée.
Il avait jusque-là principalement joué la comédie au théâtre : “Nuit d’ivresse” de Josiane Balasko, “Design for Living”, qu’il avait lui-même transposé et “J’veux faire du cinéma”, avec Judith Godrèche. Mais “L’Excès contraire” de Françoise Sagan avait montré l’évolution de ses ambitions de mise en scène. Et son projet de réalisation-cinéma suivant le confirme : avec GROSSE FATIGUE, il écrit une comédie caustique, se déroulant dans les milieux du cinéma, où un faux Michel Blanc se fait passer pour le vrai et multiplie quiproquos et catastrophes.
Occasion d’égratigner la presse, l’hypocrisie du microcosme, d’évoquer les menaces qui pèsent sur le cinéma français, tout en livrant un film rythmé et efficace, plein de brio. Le film attire le public et récolte un prix – celui du scénario – à Cannes en 1994. Personnalité importante du cinéma français, Michel Blanc l’est aussi au théâtre, jouant “Art” de Yasmina Reza en 1995 et « Temps variable en soirée » d’Alan Ayckbourn l’année suivante. De ses apparitions à la télévision, retenons surtout sa convaincante création dans l’épisode de la série “Médecins du monde” tourné par Alain Corneau sur l’Afghanistan, et des collaborations avec Jean-Michel Ribes, Jacques Fansten et Roger Guillot.
En 1999, Michel Blanc revient derrière la caméra pour MAUVAISE PASSE. Tourné en Angleterre, ce film n’est pas – pour une fois – une comédie, et Blanc surprend encore avec l’originalité du propos. Daniel Auteuil y joue un homme qui change complètement de vie à Londres. La même année, Blanc met en scène le même Auteuil et Marianne Denicourt dans “La Chambre bleue”, d’après Schnitzler.

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