Josiane Balasko
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Filmograghie:
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| Josiane Balasko est née à Paris le 15 avril 1952. Ses parents tiennent un café dans le 12' arrondissement et son idée première est de devenir peintre. Mais elle s'oriente bientôt vers la comédie en devenant pendant deux ans l'élève de Tania Balachova. En faisant se tordre de rire ses camarades lors d'une interprétation de " Phèdre,, elle comprend que la tragédie ne sera jamais de son ressort. Elle écrit donc son premier scénario : "Quand je serais grande, je serais paranoïaque ", dont le titre révèle déjà ce mélange de dérision et d'humour qu'empruntera chacune des compositions de l'auteur/comédienne/réalisatrice Balasko. " En classe, dit-elle, on m'appelait " Le Cerveau". Disons plus modestement que j'étais 1er en français. J'avais le temps de lire, moi. Je rédigeais les rédactions des copines qui, pendant ce temps, allaient en surboum. J'étais complexée, oui, mais sociable, et cela m'a permis de toujours compenser, de ne pas me sentir rejetée. Et si mon physique a, un temps, constitué un handicap sur le plan sentimental et sexuel, il n'a jamais été un obstacle". |
| Josiane Balasko joue sa pièce pendant six mois dans un café-théâtre du quartier de l'Odéon tout en exerçant des petits métiers, ne gagnant alors que trente francs par soirée. En 1976, elle rejoint la troupe du Splendid. Pendant plusieurs années, son destin et celui de ses compagnons, tous devenus célèbres, se confondent. C'est l'adaptation pour l'écran des BRONZÉS qui les font connaître au grand public. |
| Sa collaboration avec Jean-Marie Poiré date de 1979: elle est la co-scénariste de son second film, RETOUR EN FORCE, et tient deux ans plus tard le rôle principal de LES HOMMES PRÉFÈRENT LES GROSSES, film dont elle est à l'origine, tandis qu'au théâtre, elle crée " Bunny's Bar". Son activité de scénariste se poursuit avec Jean-Loup Hubert pour L'ANNEE PROCHAINE, SI TOUT VA BIEN. |
| En 1984, Josiane Balasko franchira une étape supplémentaire en réalisant et interprétant SAC DE NŒUDS. En 1985, Michel Blanc, puis Thierry Lhermitte, seront les partenaires de Josiane Balasko dans " Nuit d'ivresse ", une pièce dont elle est l'auteur.
Josiane Balasko est mariée à Philippe Berry (frère de Richard) et mère d'une petite fille (Marie-Lou, née le 1er février 1983). |
| Une secrétaire de direction au physique ingrat, volant à une bourgeoise distinguée son époux chef d’entreprise : tel est le postulat scénaristique saugrenu imaginé en 1989 par Bertrand Blier dans TROP BELLE POUR TOI. D’autant que pour donner vie à ce trio, il réunit Gérard Depardieu, Carole Bouquet et une nouvelle venue dans sa famille de comédiens : Josiane Balasko. Pour la première fois, cette authentique spécialiste de la comédie trouve un rôle dramatique consistant et s’y révèle particulièrement touchante. Une totale et intelligente disponibilité était de mise pour assumer ce contre-emploi et Josiane Balasko se voit récompenser d’avoir relevé ce défi par une nomination au César de la meilleur actrice (qui échoira en fait à sa partenaire Carole Bouquet). |
| TROP BELLE POUR TOI constitue l’un des points d’orgue de son parcours d’actrice avec GAZON MAUDIT, son film le plus convaincant en tant que réalisatrice, qui modifie précisément un triangle amoureux, comme dans le film de Blier, mais dans une direction de liberté de thème et de ton plus « décoiffante ». Marie-Jo, interprétée par Balasko, y rencontre la belle Loli (Victoria Abril), mariée depuis de nombreuses années, en tombe amoureuse et la détourne de son mari (Alain Chabat). Le succès public est massivement au rendez-vous et certains se satisfont d’y voir preuve de l’évolution des mœurs et que l’homosexualité féminine n’est plus un tabou, du moins qu’il est possible de la représenter à l’écran de façon sensible et éloignée de la caricature. Hormis son travail avec Blier et ses autres projets, Balasko s’est laissée convaincre volontiers par ses anciens complices Gérard Jugnot (qui réalise la farce médiévale SANS PEUR ET SANS REPROCHE), Thierry Lhermitte (qui joue en sa compagnie NUIT D’IVRESSE, après l’avoir interprétée sur scène) ou Michel Blanc (qui invite le Splendid en apparition dans GROSSE FATIGUE). Elle est à nouveau nommé aux Césars en 1993 pour le premier long métrage de Jean-Jacques Zilbermann, ancien exploitant de la salle parisienne du Max-Linder. Elle y incarne avec bonne humeur une mère de famille militante communiste, vendeuse à la criée de « L’Humanité » et admiratrice enamourée des chœurs de l’Armée Rouge, dans le France des années 50. Le couple qu’elle forme avec Maurice Bénichou, plutôt gaulliste bon teint plus attaché au PMU et au petit blanc du dimanche matin qu’au collage d’affiches, vaut le détour… |
| Josiane Balasko a aussi co-écrit avec Claude Zidi la comédie ARLETTE, dont elle a interprété le rôle principal, dans un registre rappelant ses créations passées du style LES HOMMES PREFERENT LES GROSSES (1981). Elle a également écrit pour la scène « Un grand cri d’amour » avant de le porter à l’écran et de l’interpréter en compagnie de Richard Berry, son beau-frère à la ville. Balasko l’avait déjà dirigé sur les planches en 1989 dans « L’Ex-femme de ma vie », en compagnie de Jane Birkin et de Thierry Lhermitte. |
| Consécration importante de la profession, elle est distinguée d’un César d’honneur en 2000. Après quoi elle déboule sur les écrans avec un second rôle de choix, truculent et drolatique : celui de la marquise boulimique et paillarde du LIBERTIN, très libre adaptation de la vie de Diderot, signée Gabriel Aghion d’après la pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt. « On n’arrête pas le progrès » dit-elle en conclusion de ce film. |
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